a. La photosynthèse cutanée
- La Vitamine D.
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Structure spatiale de la vitamine D2<o:p></o:p>
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Structure spatiale de la vitamine D3<o:p></o:p>
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Schéma récapitulatif des métabolismes récurrents lors de la synthèse de vitamine D.
- La Photosynthèse cutanée.
En notant que le cholécalciférol est une vitamine issue de cholestérol, on peut ajouter que les U.V n’interviennent qu’au milieu d’un processus complexe, en deux temps.<o:p></o:p>
En premier lieu de ce processus, le cholestérol subit une déshydrogénation* au niveau du foie. Cette déshydrogénation induit la formation d’une double liaison C7=C8, sous l’action d’enzymes déshydrogénases. L’ensemble de ces réactions permettent la synthèse de la provitamine D3, le 7-déhydro-cholestérol.<o:p></o:p>
En second lieu, et cette fois-ci dans l’épiderme, afin de former une nouvelle liaison C=C, les UV, par l’intermédiaire de réactions photochimiques*, ouvrent le noyau moléculaire B au niveau des carbones C9 et C10 du 7-déhydro-cholestéro. L’étape suivante, favorisée par une température cutanée variant de 36°5 à 37°5 C°, consiste à isomériser* le produit obtenu cholécalciférol, soit en vitamine D3.<o:p></o:p>
Pourtant, dans le fond, cette vitamine D3 se révèle active uniquement après une double hydroxylation*, au niveau du foie sur le C25 et du rein sur le C25. Des transporteurs ainsi que des enzymes* spécifiques apparaissent indispensables lors du déroulement de ces réactions. De cette manière, le composé produit peut être considéré comme une hormone* rénale.*<o:p></o:p>
Ainsi, d’après cette étude, la vitamine D3 peut être jugée comme une pré-hormone ultraviolet-dépendant. En outre, les UVB n’agissent précisément qu’au milieu du processus de synthèse, pourtant, leur action est primordiale à la sécrétion de vitamine D.<o:p></o:p>
b. Le rôle de la vitamine D
En premier lieu, la vitamine D régularise le métabolisme* phosphocalcique*, c’est-à-dire les interventions entre phosphore et calcium. En effet, en tant qu’hormone, elle favorise l’absorption intestinale du phosphore et du calcium, et en assurant leur fixation au niveau des os. Ainsi, la présence de vitamine D apparaît, primordiale voire vitale. <o:p></o:p><o:p></o:p>
<o:p></o:p>En second lieu, elle agit à différents niveaux de l’organisme. En effet, elle permet de prévenir l'ostéoporose* et en ralentir la progression, améliorer l’absorption et la rétention du calcium. Dans d’autres cas, elle permet de prévenir certains cancers. Plusieurs études in vitro* et in vivo* révèlent que le calciférol peut inhiber la croissance des cellules malignes du cancer du côlon. Les résultats provenant d’études épidémiologiques* indiquent que la vitamine D aurait également un effet protecteur contre plusieurs types de cancer, telles que celui de la prostate, et celui du sein. De plus, elle contribue aussi à prévenir les maladies auto-immunes*, comme la sclérose en plaques*, l’arthrite rhumatoïde*, les maladies inflammatoires de l’intestin ou encore le diabète de type 1.<o:p></o:p><o:p></o:p>
<o:p></o:p>Enfin, elle est capable de prévenir certaines maladies, telles que le rachitisme* chez les jeunes ainsi que l’ostéomalacie*. Cette deuxième pathologie est similaire au rachitisme, mais touche exclusivement les adultes. Ces affections sont caractérisées par une déminéralisation* et une déformation squelettique généralisées et touchent plus particulièrement les organismes à croissance rapide, comme les nourrissons. Dans le cas du rachitisme, on observe un ramollissement des os chez l’enfant, dû à l’insuffisante fixation de calcium sur ces derniers. La vitamine D, dont la production est stimulée par l’exposition au rayonnement UV, quant à elle, favorise l’absorption du calcium présent dans les aliments et assure le transport des ions depuis l’intestin jusqu’à l’os. En outre, l’importance des UV dans la synthèse de la vitamine D permet d’expliquer la répartition du rachitisme à la surface du globe. En effet, les régions tempérées et froides favorisent cette maladie. Aujourd’hui, cette maladie régresse puisque la plupart des gens reçoivent suffisamment de vitamine D, du fait des suppléments présents dans leur alimentation. Paradoxalement, on constate que l’ensoleillement intense peut avoir des conséquences opposées à celles qui seraient normalement attendues. Ce phénomène est observé en particulier chez les jeunes nourrissons que l’on a tendance à protéger excessivement du soleil. Ainsi, en Inde, le rachitisme épargne les enfants des classes pauvres, vivant à l’extérieur, alors qu’il est fréquent chez les enfants des classes aisées.