- Les utilisations thérapeutiques
En second lieu, dans le cas de la photo chimiothérapie, appelée également PUVA-thérapie, les chromophores sont des médicaments appliqués ou introduit dans l’organisme. Parmi ces médicaments, on note l’utilisation de Méladinine® ou encore de Psoraderme®. Les médicaments photosensibilisants* sont nommés des psoralènes, d’où le « P » de PUVA-thérapie. On a recours à des radiations variant généralement entre 320 et 400 nm pour des rayons UVA. De plus, la PUVA-thérapie détient avant tout des propriétés antimiotiques, c’est-à-dire qu’elle est capable d’empêcher la multiplication des cellules. Cette thérapie peut être pratiquée en trois méthodes :<o:p></o:p>
L’UV-thérapie a obtenu des résultats très convaincants, dans le traitement de certaines maladies, notamment pour l’eczéma*, le psoriasis*, pour certaines prurit *, pour le vitiligo*, ou encore pour des dépressions nerveuses saisonnières. <o:p></o:p>
<o:p> </o:p>Cette dernière affection, mieux connue sous le nom de SAD (Season Affective Disorder), a été découverte par une équipe de chercheurs anglais en 1982. Elle affecte essentiellement les habitants de zones tempérées, à l’approche de l’automne mais également en hiver. Ainsi, l’utilisation de source lumineuse émettant une lumière identique à celle du soleil, comme lors d’une UV-thérapie, permet un net recul de ce syndrome.<o:p></o:p>
De plus, le lupus vulgaire, tuberculose cutanée, est une maladie courante, surtout dans le nord de l’Europe, au cours de l’hiver. Celle-ci se manifeste par de grands ulcères *apparaissant à la fois sur le visage et sur le cou, qui sont très difficile à guérir et qui laissent de vilaines cicatrices. Un médecin danois, appelé Neils Finzen a mis au point une lampe à UVB efficace pour guérir cette maladie. Ce travail lui a valu le prix Nobel en 1903. Aujourd’hui, le lupus est très rare et habituellement traité avec succès par antibiotiques.<o:p></o:p>
<o:p> </o:p> Toutefois, l’exemple le plus caractéristique d’une utilisation réussie de l’UV-thérapie, réside dans le traitement du psoriasis.<o:p></o:p>
<o:p> </o:p>Le psoriasis est une dermatose chronique érythémato-squameuse*, non contagieuse, et qui est probablement d’origine auto-immune, c’est-à-dire que c’est le système immunitaire des sujets qui attaque leurs propres cellules. De plus, elle touche les deux sexes et peut débuter à tout âge. On estime que le psoriasis touche 2 à 3% de la population mondiale. Cette affection est caractérisée par l’apparition de rougeurs congestives, qui blanchissent avec le temps et se détachent de la peau. Lorsqu’une partie de la peau est atteinte de psoriasis, son temps de renouvellement cellulaire passe de 28 à 7 jours, ce qui explique l’accumulation de cellules mortes et de squames blanchâtres.<o:p></o:p>
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Surface cutanée touchée par le psoriasis<o:p></o:p>
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Extrémités du cuir chevelu atteint de psoriasis au niveau du front<o:p></o:p>
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La PUVA-thérapie peut se révéler comme un traitement très efficace, dans le cas d’un psoriasis étendu, grâce à ses propriétés antimitotiques, que nous avons déjà évoqué plus haut. Parmi les formes de PUVA-thérapie existante, la Balnéopuvathérapie semble la mieux adaptée afin de traiter le psoriasis.<o:p></o:p>
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Une étude a été réalisée entre 1977 et 1981, à l’hôpital St Louis de Paris, sur les cinquante premiers cas de psoriasis traité par balnéopuvathérapie. Elle s’est montrée très prometteuse. Chaque patient trempe dans un bain à 38°C de Trisoralène, un psoralène de concentration 0,16 mg/L, pendant 10 minutes. Après la sortie du bain, le e en cabine doit se faire le plus rapidement possible. Les doses de rayons ultraviolets ensuite administrées sont scrupuleusement surveillées et variables selon le type de peau du patient. Lors du passage en cabine, des précautions particulières doivent être prises quant à la protection des yeux. Les patients suivent en moyenne 21 séances de PUVA-thérapie, espacées de un à quatre jours, et au cours desquelles l’énergie reçue par la peau est de 34 ,05 J/cm². Malheureusement, cette thérapie augmente le risque qu’a le malade de présenter un épithélioma malpighien spinocellulaire de la peau, c’est-à-dire un des cancers cutanés les plus courant.<o:p></o:p>
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On a regroupé les résultats constatés durant cette étude sous forme de tableaux :<o:p></o:p>
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Résultats du traitement :<o:p></o:p> |
Pourcentage des patients traités<o:p></o:p> |
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Résultats du blanchissement des lésions<o:p></o:p> |
Pourcentage des patients traités (sans compter les abandons)<o:p></o:p> |
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- Succès<o:p></o:p> |
84 %<o:p></o:p> |
- Blanchis à 100 % |
5 %<o:p></o:p> |
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- Abandon<o:p></o:p> |
14 %<o:p></o:p> |
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- Blanchis à 90 %<o:p></o:p> |
9 %<o:p></o:p> |
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- Échec<o:p></o:p> |
2 %<o:p></o:p> |
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- Blanchis à 80 %<o:p></o:p> |
4 %<o:p></o:p> |
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- Échec<o:p></o:p> |
2 %<o:p></o:p> |
Résultats en pourcentage du taux de patients sur lesquels l’utilisation thérapeutique des UV sur le psoriasis s’est révélé un succès
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Les résultats obtenus lors de cette étude sont très convaincants. De surcroît, cette technique d’UV-thérapie diminue considérablement les doses de produit absorbées par l’organisme. En effet, contrairement à la PUVA-thérapie orale, pratiquement aucun produit ne passe dans l’organisme. Le seul risque de cette thérapie réside dans le surdosage des rayons UV, pouvant entraîner des brûlures cutanées semblables à des coups de soleil. Ainsi, la balnéopuvathérapie permet de diminuer à la fois l’intensité et le temps d’exposition en cabine. Le rayonnement UV reçu par la peau est donc dix fois plus petit que celui utilisé lors d’une PUVA-thérapie.<o:p></o:p>
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